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Porno, le clip du rappeur Gab sur cette addiction

Je m’appelle Gab et je suis un rappeur et artiste lyonnais. Je viens de sortir un nouvel album : Exil.

Cet album a pour but d’offrir un message universel, accessible et humain pour dire au monde qu’il est possible de sortir des écrans, du stress et du bruit permanent pour se rapprocher de la nature et des autres.

Le titre qui porte cet album, “Porno”, parle de la pornographie et des conséquences qu’il apporte dans notre monde actuel avec un message et un désir simple : crier aux jeunes les méfaits du porno, et les aider dans ce combat !

Je vous laisse découvrir le clip et l’album :

Ps : Ce combat me semble très important dans notre société actuelle, et j’ai besoin d’aide pour crier que le porno nous détruit dans nos corps, nos cœurs et nos âmes, et qu’il est possible de résister.

 

Et toi, que penses-tu de ce clip ? Viens en parler avec nous sur le chat’ :

PAROLES DE “PORNO” :

Et si la vie ne m’ouvre pas la porte
Il faudra passer par la fenêtre
Il faudra passer par la fenêtre
Mon désir s’est perdu sur le web

Le porno m’a mis les menottes
Ballec j′les brise
Quelles que soient les chaînes
Quel que soit le temps qu′il faut
Je n’me rendrai jamais

Je n′me rendrais jamais
Ils peuvent niquer leur mère
Leurs sœurs
Leur chien
Leur grand père
J’pourrais pas m′y faire
Frérot
J’suis pas qu′un mammifère
Blaireau

De vieux industriels véreux
Mettent le feu comme leur père Néron
Dire qu’ils vendent la chair pour faire des ronds

Pendant qu’j′pleure j′entend applaudir les moutons
Comme si c’était leurs missions

Chérie ouvre les yeux y′a toutes les formes de soumission
Balance ton porc
Demande toi d’où il vient
Stp balance ton porn

Pourquoi ils se taisent?
C′est comme pour les jeux c’est comme pour les clopes
C′est surement parce que ça rapporte

On posait nus dans le jardin d’Eden
On sait qu’elle est mauvaise
Pourquoi tu veux nous faire croquer dans la pomme?

Et si la vie ne m′ouvre pas la porte
Il faudra passer par la fenêtre
Mon désir s′est perdu sur le web
J’irai l′arracher aux ténèbres

Le porno m’a mis les menottes
Ballec j′les brise
Quelles que soient les chaînes
Quel que soit le temps qu’il faut
Je n′me rendrai jamais

Résistant
Résistant résistant
Sais tu qu’il existe un ciel

Hanté par le mal
J’suis né pour me battre
Le tenir à distance

Résistant résistant
Résistant résistant
J′veux un corps à corps
Et un cœur à cœur
Pas juste une mise en scène

(Pas juste une mise en scène)
(Pas juste une mise en scène)
(C′était des mensonges)
(C’était des mensonges)

J′étais adolescent
Yeux encore innocent
Une mère un père aimants
Je sais que j’ai d′la chance
J’suis pas là pour me plaindre
J′voudrais juste dire les choses

La première fois que j’ai vu
Du porno c’était nul
Tous mes potes aimaient bien
J′me sentais triste et seul

Puis j′suis tombé dedans

C’était si fort
J′me rappelle de tous les visages

J’me rappelle des corps
J′me rappelle des actes
Le cerveau bloqué dans l’image

J′avais p’t’être le choix
Tout ce que je sais
C′est que mon cœur est pris en otage

C′est pas c’que je veux
Capturé par l′envie
On devient son propre ennemi

Je sais que j’suis addict
Me sors pas tes versets tes haddits
Ou ta putain d′morale de Jackie
Y’a ceux qui nient ceux qui diabolisent
J′ai pris le maquis

Frérot
Il faut que je le dise
J’connais trop de gens sous son emprise
C’est comme l′alcool ou la résine
Les frères il faut que l′on résiste

Pourquoi ils se taisent?
C’est comme pour les jeux c′est comme pour les clopes
C’est surement parce que ça rapporte

On posait nus dans le jardin d′Eden
On sait qu’elle est mauvaise
Pourquoi tu veux nous faire croquer dans la pomme?

Et si la vie ne m′ouvre pas la porte
Il faudra passer par la fenêtre
Mon désir s’est perdu sur le web
J’irai l′arracher aux ténèbres

Le porno m′a mis les menottes
Ballec j’les brise
Quelles que soient les chaînes
Quel que soit le temps qu′il faut
Je n’me rendrai jamais

Résistant
Résistant résistant
Sais-tu qu′il existe un ciel?

Hanté par le mal
J’suis né pour me battre
Le tenir à distance

Résistant résistant
Résistant résistant
J′veux un corps à corps
Et un cœur à cœur
Pas juste une mise en scène<

Aventure Liberté
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“Aventure liberté”, un parcours de 30 jours à suivre dès le 12 mars !

Une “Aventure Liberté” pour vous aider à comprendre et sortir de votre addiction

Vous vous sentez concernés de près ou de loin par l’addiction à la pornographie ou la masturbation ? Voici un parcours de 30 jours qui commence le 12 mars 2022 !

Chaque jour, vous recevrez :

  • un mail avec un conseil du coach
  • un message d’encouragement
  • une attention particulière à avoir
  • une action concrète à réaliser.

Tanguy LafforgueCe conseil est donné par un professionnel du sujet de l’addiction à la pornographie : Tanguy Lafforgue (lire notre interview).

 

 

 

 

Les personnes qui choisiront de suivre ce parcours sauront qu’un “parrain”* prie pour eux.

Début du parcours : 12 mars 2022

A mi-parcours, il vous sera proposé un Zoom/Youtube avec la mère de Carlo Acutis qui nous parlera de son fils et vous pourrez lui poser vos questions en direct.

Pour vous inscrire au parcours “Aventure liberté” avec SosPorno.net et recevoir un parrain* :

(*) Le parrain recevra uniquement votre prénom. Toutes les autres informations (mail, nom de famille) resteront confidentielles.

Ce parcours est terminé mais si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les prochaines sessions du parcours Aventure Liberté, inscrivez-vous à notre newsletter.
Vous pouvez aussi nous envoyer un message via le live chat’.

 

Comprendre son addiction 

 

porno-et-sexualite
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Le porno déconstruit la sexualité et la vide de l’intérieur

Le porno s’affiche partout. Banalisé, il impose ses stéréotypes sexuels à de jeunes ou moins jeunes. Pourtant, loin de permettre l’accession à une sexualité variée, la pornographie emprisonne l’individu dans des schémas réducteurs, le privant de la richesse de ses fantasmes.

Comme le précise la philosophe Michela Marzano dans son ouvrage Alice au pays du porno, le terme pornographie signifie selon l’étymologie grecque “un écrit concernant les prostitués”. À partir du XVIIIe siècle, ce mot est utilisé pour indiquer les représentations explicites des organes ou des actes sexuels. Cependant la pornographie va bien au-delà de cette représentation car elle présente l’acte sexuel dans son intégralité en effaçant tout ce qui l’entoure. L’acte sexuel n’y est pas représenté comme le fruit d’une rencontre. “La personne est réduite à son corps et son corps est vécu comme un objet sans intentionnalité”, explique la philosophe. “Il n’est plus qu’une chose interchangeable. Au point que ce n’est plus cette personne que l’on désire mais un corps qu’on veut utiliser afin de jouir.” L’acte sexuel se résume à une performance physique. En caricaturant un certain nombre de comportements sexuels, la pornographie frappe le spectateur en créant en lui une impression forte et durable. Nombre d’adolescents reconnaissent être marqués par les images pornographiques. “Il m’est arrivé de regarder des passages d’un film porno”, confie Gaëlle, 16 ans. “J’ai trouvé cela très violent. J’ai été choquée par certaines images qui m’ont poursuivie longtemps.”

Entre séduction et répulsion

“L’adolescent regarde les images pornographiques comme une anticipation de la sexualité génitale à laquelle il est en train d’accéder et il est porté à leur donner une place excessive”, souligne le psychanalyste Gérard Bonnet dans son ouvrage Défi à la pudeur. “On a visionné une cassette juste pour rigoler”, relate Yannick, 17 ans. “On était en groupe et ça nous a excités.” La pornographie crée chez les jeunes une véritable ambivalence. Ils sont à la fois séduits par ces images, car elles leur procurent des sensations fortes, et bouleversés, parce qu’ils reconnaissent que les scénarios sont violents et fondés sur la domination et la possession. Ils se retrouvent alors dans une impasse, ce qui les amène parfois à séparer totalement l’affectif et le sexuel.

Préserver sa sexualité

Malgré les discours de certains libertaires très “tendance”, la pornographie ne permet pas d’accéder à une sexualité libre et épanouissante. Elle risque même d’appauvrir l’imaginaire sexuel du jeune adolescent. Car la pornographie ne donne pas à voir la sexualité dans sa globalité. Comme l’explique Michela Marzano : “En voulant tout montrer, la pornographie ne fait que déconstruire la sexualité en la vidant de l’intérieur.” La sexualité est une énergie au service de la relation. Elle est faite de mystère, de désir, de peurs et d’attentes mais aussi de manque. Elle sollicite notre personne dans sa totalité car elle est union du corps, du cœur et de l’esprit. Elle fait appel à nos cinq sens mais aussi à notre imaginaire peuplé de fantasmes extraordinaires. Sachons donc la préserver et refusons l’envahissement pornographique que la société nous impose.

Et toi, qu’en penses-tu ? T’arrive-t-il de regarder du porno ? Viens en parler avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :


Source :d’après un article d’Il est vivant! paru en février 2007.

tabous sur le sexe
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Bannissons les tabous sur le sexe !

Les tabous sur le sexe ne nous permettent pas d’être totalement attentifs au monde qui nous entoure. Voulons-nous voir ce monde changer au sujet du sexe, de la pornographie et de la masturbation ?

Voici une question à vous poser avant de commencer à lire cet article : Avez-vous déjà eu dans votre placard ou votre commode un objet qui a dépassé sa durée de vie utile, mais que vous refusez de jeter ?

Il s’agit peut-être d’un sous-vêtement un peu trop fin et trop étiré, d’un t-shirt ou d’un pantalon tâché. Il s’agit aussi peut-être d’une paire de vieux chaussons ou baskets ?

Pour moi, c’était un t-shirt de concert Metallica à manches longues, que j’avais acheté à un vendeur ambulant après un concert il y a des années.

J’adorais ce t-shirt, il n’était pas totalement ajusté, était troué. Mais c’était l’une de mes choses préférées à porter à la maison, au grand malheur de ma femme.

Pourquoi ?

Parce qu’il était franchement agréable !

Le malaise !

Il y a 5 ans, cette chemise a mystérieusement disparu. Je pense que ma femme l’a jetée, mais elle prétend que non. Quoi qu’il en soit, quand il s’agit de chemises, de pantalons, de chaussures ou même de sous-vêtements, il n’y a rien de mal à s’accrocher à quelque chose qui apporte un peu plus de confort.

Mais lorsqu’il s’agit d’aborder les sujets du sexe, du porno ou de la masturbation, le confort n’est souvent pas une bonne chose. En fait, c’est souvent le contraire.

  • Nous ne discutons pas du sexe et de la pornographie avec nos enfants suffisamment jeunes parce que cela les met mal à l’aise.
  • Ensuite, nous ne parlons pas à nos amis de nos luttes sexuelles secrètes parce que cela nous met mal à l’aise.
  • Nous n’avons pas de conversations honnêtes avec nos conjoints sur notre vie sexuelle terne parce que, là encore, c’est gênant.
  • Et nous n’abordons pas ces questions à l’église, en dehors d’un petit groupe secret, parce que cela nous mettrait incroyablement mal à l’aise.

Changer ou rester dans le confort ?

L’inconfort n’est pas amusant et donc, plutôt que de déchirer l’emballage de ce tout nouveau t-shirt qui crie “je suis prêt à changer”, nous enfilons à nouveau le vieux t-shirt de concert, évitant ainsi tout scénario gênant et inconfortable.

Mais si nous voulons voir un réel changement dans la façon dont la société et nous tous abordons le sexe, la sexualité et l’intégrité sexuelle, nous devons abandonner le t-shirt de concert et essayer quelque chose de nouveau.

Nous devons ignorer la raideur du moment qui semble abrasive au début, et intégrer ces conversations dans la vie de tous les jours. Nous serons ainsi mieux équipés pour répondre aux questions honnêtes qui parviendront à nos oreilles.

L’alternative à cette démarche ?

Une chose simple : rester à l’aise et coincé dans notre complaisance.

Voici trois raisons simples pour lesquelles vous devriez songer à vous débarrasser de ce manteau confortable que vous avez enveloppé autour des sujets du sexe, de la pornographie et de la masturbation la prochaine fois qu’une occasion de dialogue sain se présentera :

Vous permettez des moments de croissance.
Reconnaissez…

  • Si vous ne donnez pas votre maximum dans la salle de sport, vous ne deviendrez pas plus fort.
  • En ne gérant pas l’inconfort émotionnel, vous n’augmenterez pas votre résilience.
  • Si vous n’agissez pas avec foi, vous ne verrez jamais Dieu agir dans votre vie.

Ce n’est pas facile, et ce n’est pas amusant, mais la croissance ne se produit que lorsqu’il y a des déchirures et des étirements de vos fibres musculaires physiques et/ou métaphoriques.

Se lancer dans les discussions gênantes pour grandir

Et lorsqu’il s’agit de grandir dans une compréhension saine du sexe, de la sexualité et de l’intégrité sexuelle, cela est particulièrement vrai. Vous devez vous lancer dans ces conversations et perdre le besoin de confort pour pouvoir poursuivre pleinement l’honnêteté et la grâce.

Vous ouvrez la voie à une confiance et une connexion accrues.

L’intimité et la connexion ne peuvent exister que là où il y a de la confiance. Et la confiance ne peut exister que lorsqu’il y a un sentiment de sécurité. C’est pourquoi le chat’ sur notre site existe, il est anonyme et un lieu d’écoute sans jugement.

La vérité est que vos enfants, vos amis et même votre conjoint ne se sentiront pas en sécurité à 100 % avec vous s’ils savent que certains sujets sont tout simplement hors limites. Vous ne pouvez pas promettre à quelqu’un un amour total, la grâce et la confiance si vous n’êtes pas prêt à vous salir un peu quand la situation l’exige.

Parents, ceci est particulièrement important pour vous lorsqu’il s’agit de parler de sexe, de pornographie et autres sujets avec vos enfants. Vous savez quelle est la meilleure chose que vous puissiez faire pour les aider en ce qui concerne leur intégrité sexuelle ?

Être le lieu sûr où ils peuvent venir, quel que soit le sujet. Et oui, cela signifie un certain inconfort initial pour vous deux.

Vous montrez votre volonté d’écouter et d’aider au lieu de faire passer le message clair que vous voulez vous en sortir le plus rapidement possible.

Tant qu’existeront des tabous sur le sexe et la pornographie, nous aurons du mal à dire à ceux qui en ont besoin que nous sommes-là pour eux.

Ensemble, apprenons à jeter notre vieux vêtement pour revêtir un vêtement nouveau, prêt à écouter et à aider ceux dans le besoin.

Besoin de parler d’une addiction au porno ? Viens en parler avec nous sur le chat’, en toute confidentialité :

Pour aller plus loin :


Source : d’après un article de xxx-church.com

s'ensortir
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Coeur Hackeur – Tanguy Lafforgue

Tanguy-Lafforgue-Coeur-Hackeur.jpgInterview de Tanguy Lafforgue, Coach et thérapeute. Diplômé de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il a exercé comme officier dans l’Armée de terre pendant 10 ans (blindés, troupes de montagne) puis comme responsable de communication dans le monde associatif pendant 9 ans. Depuis plusieurs années, des rencontres et des événements l‘ont sensibilisé à l’addiction à la pornographie et à la problématique de l’accompagnement.  En 2018, il a décidé de se reconvertir pour s’investir dans cette cause.

 

Coeur Hacker est un cabinet qui aide de nombreuses personnes souffrant d’addictions. D’où vient ce nom ? Peux-tu nous en dire plus ?

Dès le début de l’aventure, j’ai voulu mettre le « cœur » en bonne place dans le nom et le logo de mon cabinet. Ce mot évoque à la fois l’aspiration de toute personne à aimer et être aimé, les conséquences de l’addiction sur l’affectivité, et l’exigence de s’engager avec toute sa personne pour reprendre le contrôle de soi. 

Le terme « hackeur » rappelle qu’une addiction est toujours un moyen de détourner le plaisir pour contourner une difficulté, pour anesthésier un malaise émotionnel. Mais il véhicule aussi un message positif : avec de la motivation, on peut « pirater » son addiction, mettre un grain de sable dans la machine addictive devenue incontrôlable et arrêter les comportements compulsifs. Comme je l’ai écrit sur la page d’accueil de mon site, « il est possible se reprogrammer » car le cerveau est incroyablement plastique. À condition de travailler !

Enfin, l’association ludique des deux mots a plusieurs significations : elle fait penser au « corps-à-corps », c’est-à-dire la lutte improductive contre soi-même souvent observée dans une addiction. Le « cœur-à-cœur », à l’inverse, invite à cesser ce combat interne fratricide pour mieux se retrouver soi-même, s’unifier, prendre soin de sa personne. Il dit aussi quelque chose du compagnonnage fraternel que j’ai à cœur de faire vivre à mes accompagnés. 

Quel a été l’élément déclencheur de ta reconversion ?

Une reconversion radicale comme la mienne, à 41 ans, trouve forcément ses origines assez loin. Elle s’inscrit dans un parcours cohérent et vient concrétiser des aspirations anciennes mais jusque-là non conscientisées : faire des rencontres, accompagner les autres dans le non-jugement et le respect de leur liberté, révéler le meilleur de chacun, faire une œuvre utile pour la société sans se mettre sur le devant de la scène. 

Je peux partager ici deux des principaux déclencheurs de cette reconversion. 

À partir de 2017, j’ai parrainé plusieurs jeunes qui suivaient le parcours « Libre pour aimer ». Ce livre destiné à des personnes voulant faire une démarche pour sortir de la pornographie encourage à se choisir un parrain. Pour remplir sa mission, la personne choisie n’a pas besoin d’être « compétente » : son rôle est d’abord d’écouter et encourager. J’ai tenu trois fois ce rôle de parrain dans le cadre d’une aumônerie étudiante à Aix-en-Provence. Cela a été un véritable déclic. Ma vocation d’accompagnement s’est cristallisée à ce moment-là. Assez passif avec le premier étudiant, je me suis ensuite approprié le contenu du parcours et j’ai basculé instinctivement en mode « coach » avec les deux autres. 

Ce sont aussi mes convictions et mes valeurs personnelles qui m’ont poussé dans cette direction. J’ai foi en l’homme, l’espérance m’habite. Je crois à la dignité de toute vie, de toute personne. Je suis convaincu que l’homme et la femme sont complémentaires, que la sexualité a pour fonction de renforcer la communion entre des personnes engagées dans des relations respectueuses et responsables. 

Les personnes que j’accompagne sont issues d’horizons très différents. J’accueille chacune d’elle de manière inconditionnelle, je respecte sa situation et ses valeurs, et je l’aide à atteindre ses objectifs de reprise de contrôle. 

Pour finir, voici les quatre grandes intuitions qui m’ont guidé en 2019 quand je me suis lancé :

  • Il y a besoin de davantage d’hommes dans les métiers d’accompagnement !  Par exemple, la plupart des personnes engagées dans le conseil conjugal sont des femmes. 
  • La visioconférence est compatible avec l’accompagnement (la crise du Covid l’a confirmé…). Je crois même que la distance facilite la demande d’aide chez certaines personnes. 
  • Je ne manquerai pas de boulot tant les besoins sont gigantesques… Malheureusement, cette intuition se vérifie tous les jours. 
  • Enfin, en me spécialisant d’emblée dans l’addiction à la pornographie, et donc en me faisant connaître comme tel, je transmets un double message aux personnes concernées : vos souffrances sont réelles, elles correspondent à une vraie pathologie, donc vous pouvez mettre des mots sur ce que vous vivez ; il est possible de se faire aider et d’en sortir : ne restez pas seules !  

Tu as écrit un livre : Délivré ! peux-tu nous en parler ?

Méthode pour arrêter la pornographie

« Délivré ! » est une proposition d’auto-accompagnement. Ce livre est destiné aux personnes de plus de 16 ans qui veulent reprendre le contrôle d’un comportement compulsif lié à la sexualité. La consommation de pornographie, associée en général à la masturbation compulsive, n’est – de loin – pas la seule pratique concernée. Elle est « l’arbre » qui cache une vaste forêt. En effet, il existe en réalité une grande variété de comportements sexuels, virtuels ou avec des personnes réelles : tchat, webcam, sites et applis de rencontres, histoires érotiques. Sans oublier des pratiques telles que le recours à la prostitution (on parle des « escorts », c’est moins sordide…) ou aux salons de massage. 

Délivré ! invite à une démarche d’unification et de croissance en travaillant sur toutes les dimensions de la personne : mentale (ou cognitive), émotionnelle, corporelle, comportementale et enfin spirituelle (le spirituel étant le sens que chaque personne, croyante ou non, veut donner à sa vie). Le livre déploie une méthode structurée, cohérente et progressive, que je qualifierais aussi de « globale » puisqu’elle intègre ces différentes dimensions de la personne. 

L’un des intérêts du livre est de permettre un travail de fond sur soi grâce à un assemblage d’outils et de techniques qui fonctionnent. De plus, je m’appuie sur mon expérience de thérapeute : le contenu du livre n’est pas « hors-sol », je présente des exemples et témoignages recueillis « sur le terrain ». 

Enfin, je crois qu’une des originalités du livre provient du ton employé : dédramatisant, déculpabilisant, bienveillant, encourageant – et en même temps exigeant. C’est capital ! En effet, les personnes touchées par une addiction sexuelle sont prisonnières de la honte et de la culpabilité, elles manquent de confiance en elles et de foi en leur avenir. Il faut donc les aider à retrouver un cap et reprendre contact avec leurs ressources personnelles. J’utilise volontiers l’humour et je m’adresse également au lecteur en le tutoyant (c’est un tu fraternel, pas un tu familier et démagogue). Dans mes accompagnements, j’essaie de faire vivre un véritable compagnonnage à mes patients – que j’appelle d’ailleurs mes « accompagnés ». Je souhaitais retrouver cette dimension fraternelle dans mon livre. J’espère y être parvenu !

Une petite remarque pour finir : ce qui est frappant dans ce livre, c’est qu’on peut remplacer le terme « pornographie » par « téléphone portable », « réseaux sociaux », « jeux vidéo », « séries » ou « grignotage » : dans ces domaines, les outils proposés peuvent aussi aider. Les comportements compulsifs ont des mécanismes similaires, et chacun de nous a ses petites addictions sur lesquelles il peut travailler…

Qu’est ce qui t’as poussé à écrire ce livre ?

Tout simplement, c’est le désir de rejoindre les personnes qui souffrent en secret, de leur apporter de l’espoir, de les aider à se libérer de la honte et de la culpabilité. 

Aujourd’hui, on constate que dans le domaine des addictions sexuelles les besoins thérapeutiques sont énormes (et ça ne va pas s’arranger, malheureusement) mais les offres d’accompagnement et les compétences réelles sont au contraire encore trop peu nombreuses. 

Les visiteurs de SOS Porno.net savent sans doute quelque chose des souffrances liées à une addiction sexuelle : de la honte, de la honte, toujours de la honte. Sans oublier ce mauvais sentiment de culpabilité, la sensation de ne plus contrôler ni sa vie ni sa propre personne, et beaucoup d’autres désagréments… 

C’est enfin une raison très personnelle qui m’a poussé dans l’aventure de l’écriture… À travers ce livre, je me suis lancé un défi. S’il y avait bien une chose que je me croyais incapable de faire un jour dans ma vie, c’était écrire un livre. Pour me mettre en situation d’échec, il me suffisait de me fixer cet objectif. J’étais en effet tiraillé depuis longtemps par des croyances contradictoires qui m’inhibaient : d’un côté, « tu ne sais pas écrire et tu n’as rien d’intéressant à dire » ; et de l’autre, « pour être quelqu’un de bien, tu dois savoir écrire, tu dois devenir un grand écrivain ». Il faut savoir que je partage une ascendance commune avec Victor Hugo (son grand-père est l’un de mes aïeux…). Du coup, depuis tout petit, je me croyais obligé de devenir un grand écrivain pour être quelqu’un de valable… C’est lourd à porter. Il m’a donc fallu faire un énorme travail pour écrire ce livre : technique bien sûr, mais aussi mental. Pour relever le défi, j’ai testé sur moi certains conseils que je donne dans le livre : entretenir sa motivation, faire le tir dans ses pensées, soigner son hygiène de vie, développer la patience et la persévérance, etc. 

s'ensortir

En quoi une thérapie peut aider à sortir de cette addiction ?

On peut sortir d’une addiction sans thérapie mais une thérapie est bénéfique – voire indispensable à un moment – pour une personne qui a été addicte. En effet, basculer dans une addiction vient toujours révéler des vulnérabilités et des limites. Le comportement compulsif est la manifestation d’une partie de soi blessée, immature, tyrannique. Ce faux-moi envahissant prend de temps en temps le contrôle, dans des situations trop difficiles à gérer sur le plan émotionnel. Dit autrement, une addiction est l’histoire d’une rencontre entre un malaise et un plaisir. Le cerveau associe les deux et finit par avoir besoin systématiquement du second pour anesthésier le premier, pour fuir au lieu d’affronter le problème. 

Par conséquent, un travail psychologique de fond est nécessaire. Souvent, il y a chez les personnes addictes une profonde blessure de l’estime de soi, un déficit d’identité. Les sentiments de honte, de culpabilité et d’illégitimité prennent trop de place. On constate aussi toujours un manque de confiance en soi et d’estime de soi. Pour reprendre le contrôle, il est donc nécessaire de travailler sur ces différents aspects, tout en développant la motivation. 

Découvrir la thérapie que propose Tanguy

Peut-on vraiment en suivant ces 10 étapes, arrêter la pornographie ?

Je veux souligner d’abord que la méthode proposée dans Délivré n’est pas une recette miracle ! Il ne « suffit » pas de l’appliquer à la lettre pour s’en sortir. Je suis très vigilant vis-à-vis des excès du développement personnel associées à ceux du marketing. C’est un très mauvais cocktail : promesses à gogo, slogans ronflants, satisfaction garantie, grandes incantations, etc. Ces techniques bien rodées sont borderline sur le plan éthique quand on les utilise dans un contexte de souffrances psychologiques. Comment peut-on faire des promesses quand on parle d’addiction ?! Le message parfois véhiculé est le suivant : si tu fais exactement ce que je te dis, ça marchera, mais si ça ne marche pas, alors c’est ta faute ! À la clé, on retrouve souvent les émotions dont on cherche à se débarrasser : culpabilité, déception, désillusion. Il est nécessaire de rappeler aussi que le changement s’inscrit toujours dans le temps long : on travaille à l’échelle du mois, de l’année… de la vie ! Comme je le dis en introduction de mon livre, « gens pressés, passez votre chemin… ». 

Des difficultés à reprendre complètement le contrôle de son addiction peuvent subsister malgré une implication sérieuse dans la méthode : ce n’est pas honteux ! Cela peut signifier qu’il est temps de se tourner vers un professionnel compétent. Nous ne fonctionnons pas tous de la même façon : certaines personnes ont davantage besoin que d’autres d’être épaulées, de recevoir un regard complémentaire pour prendre de la hauteur. Une aide extérieure sera de toute façon bénéfique car elle permet de sortir de la toute-puissance enfantine, d’arrêter de tourner en rond en ayant comme seul référent la partie de soi addictive.

Une des conditions pour s’en sortir enfin est de renforcer sa motivation. Les personnes prisonnières d’une addiction ne manquent pas de volonté, mais… toujours de motivation. La motivation constitue le premier ingrédient du changement. L’une des dix étapes du livre est d’ailleurs consacrée à cette question. Une addiction constitue un dérèglement de la motivation. L’enjeu consiste donc à rééduquer son circuit de la récompense : celui-ci a pris la mauvaise habitude de consommer des plaisirs faciles et non mérités et de se détourner d’activités moins attirantes mais plus bénéfiques…

Aurais-tu un conseil à donner à ceux qui souhaitent sortir de ces comportements compulsifs liés à la sexualité ?


Dans mon livre, on trouve
toute une série de petites démarches à envisager pour enclencher une dynamique de libération. Exemples : 

  • Reconnaître la réalité de la perte de contrôle : oui, mon comportement compulsif est un moyen de fuir mais il ne règle pas mes difficultés. 
  • Accepter l’idée qu’une partie de soi, blessée et immature, entraîne parfois dans des comportements non désirés : je renonce à éradiquer cette partie de moi, je me convaincs plutôt qu’il est possible de prendre soin d’elle sans la laisser me diriger. 
  • Recenser toutes les conséquences négatives de l’addiction : je prends conscience que j’aurai davantage de bénéfices à arrêter qu’à continuer. 
  • Sortir de l’isolement mortifère en parlant à une personne de confiance : prendre la parole va me permettre de commencer à me libérer. 
  • Se demander : quelle personne ai-je envie d’être dans deux ans ? 
  • Enfin, se répéter qu’il ne faut pas attendre d’être prêt et capable pour se jeter à l’eau : c’est le saut dans l’inconnu, la prise de risques qui vont me rendre prêt. En osant, je vais me prouver à moi-même que je suis capable. 

Et enfin le conseil bonus : à partir du moment où la décision d’arrêter est effective, il est capital de ne plus tomber dans le piège de la dramatisation après chaque accident compulsif. Les dérapages font en effet partie intégrante du processus de sevrage. On ne perd pas une mauvaise habitude « comme ça », du jour au lendemain : le changement est forcément long et progressif ! C’est tout à fait normal qu’il y ait des envies et des accidents. Savez-vous quel est le point commun des personnes qui ont réussi à s’en sortir ? Elles se sont relevées après chaque accident… jusqu’à finir par ne plus tomber. Comme un enfant qui apprend à marcher, finalement ! Nous resterions tous à quatre pattes toute notre vie si nous baissions les bras à la première chute pendant l’apprentissage de la marche ! Il faut remplacer la dramatisation (s’enfermer dans la colère, la honte, la culpabilité, la tristesse, etc.) par le débriefing responsable et la réparation : pourquoi suis-je tombé cette fois, quelle mesure corrective puis-je prendre ? Un accident n’est pas un échec si on en tire une leçon. Débriefer transforme un dérapage en une expérience utile ! On peut remplacer la fausse promesse qui suit la glissade (« je ne recommencerai jamais ») par une initiative concrète pour améliorer sa stratégie. C’est tout le sens de l’un des protocoles d’urgence que je présente dans mon livre : le PRADO (« protocole pour repartir après un dérapage olé olé »).

Tanguy Lafforgue, Coach et thérapeute

www.coeur-hackeur.fr

 

 

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Dans cet article, nous vous proposons de comprendre ce qu’il se passe dans notre cerveau. Découvrons ensemble le cocktail sexuel de notre cerveau.

Les substances neurochimiques à l’origine du sexe

L’expérience habituelle n’est qu’une partie de l’équation de l’apprentissage. Après tout, les gens font l’expérience d’une variété d’activités qui ne restent jamais. En fait, vous faites probablement certaines choses encore et encore dans le but d’apprendre quelque chose de nouveau et vous êtes incroyablement frustré de ne pas y arriver, par le manque de progrès. 

Alors pourquoi le porno a-t-il un tel impact ? Pourquoi de nombreux thérapeutes, psychologues et neuroscientifiques insistent sur le fait qu’il crée une dépendance ? En bref, cela a beaucoup à voir avec le terme thérapeutique “attachement”. Les thérapeutes et les neurologues utilisent ce terme pour décrire comment le cerveau se lie neurochimiquement et se souvient de la façon de réagir à un stimulus.

Ce n’est pas tant la stimulation [l’image, la vidéo, l’expérience,etc.], c’est ce qui est fait avec la stimulation“, a déclaré Weiss. “L’excitation initiale de la nouveauté est présente, mais elle ne constitue pas une menace tant qu’elle n’est pas liée à l’expérience sexuelle [par la masturbation].

L’attachement à la pornographie peut être très fort car la masturbation et l’orgasme produisent un feu d’artifice d’éléments neurochimiques et la répétition construit des voies neuronales permettant la mise en place de  modèles de comportement.Les épisodes sont encore renforcés avec d’autres sentiments, dont la peur de se faire prendre, le secret et la nouveauté. Cette explosion chimique et hormonale amène l’apprentissage à un tout autre niveau. Les gens se souviennent souvent de leur premier orgasme, y compris où ils étaient et comment cela s’est passé, même si cette expérience a eu lieu il y a plusieurs dizaines d’années. Pourtant, ils ne se souviennent probablement pas beaucoup d’autres souvenirs de ce jour-là, sauf si c’était le jour de leur mariage ; ou que les événements aient été traumatisants.

Cette chimie du cerveau joue un rôle majeur dans la création de voies neuronales qui établissent les schémas de comportement et les déclencheurs qui incitent une personne à adopter un comportement spécifique. Pour mieux comprendre comment ces substances chimiques permettent l’apprentissage sexuel, voici la liste de base et les rôles qu’elles jouent.

Dopamine – super-héros !

La dopamine est l’un des super-héros du cerveau car elle possède de nombreux pouvoirs.

Si quelqu’un pouvait siphonner votre dopamine, ce serait pire que d’être assis dans une chambre forte de Kryptonite. Même Superman ne ferait pas grand chose. Il ne pourrait même pas manger ou boire. La dopamine concentre votre attention sur n’importe quelle tâche à portée de main et vous motive à aller de l’avant.

Elle active ou renforce les récompenses des circuits qui vous font vous sentir bien, et elle joue également un rôle majeur dans la mémoire. Elle nous aide à nous rappeler ce qui est important dans notre environnement, et à se souvenir de la réponse appropriée face à un stimulus, selon le Dr Williams Struthers, bioneurologue.

La dopamine “alimente la tension et l’envie de satisfaire un besoin“, écrit-il dans Wired for Intimacy : How Pornography Hijacks the Male Brain. C’est la raison pour laquelle la dopamine est libérée en réponse à toutes les drogues de dépendance, et joue un rôle dans de nombreux troubles affectant la motivation et l’attention, tels que les troubles obsessionnels compulsifs et les addictions comportementales.

Essentiellement, la dopamine aide le cerveau à se rappeler ce qui est intéressant et comment y répondre. Elle concentre l’esprit sur une tâche spécifique tout en ignorant les autres préoccupations, en disant : “Hé, fais ceci maintenant !” Elle fournit une récompense neurologique qui fait du bien, et aide à avoir envie d’une plus grande activité.

Sans aucun doute, la dopamine est soit un super-héros, soit un super-ennemi, selon qu’une activité affecte une personne positivement ou négativement.

Testostérone – l’hormone de l’excitation et du désir sexuels

Souvent citée comme l’hormone masculine (bien que les femmes en aient en quantité moindre), la testostérone augmente de façon spectaculaire l’excitation et le désir sexuels, écrit Mark Kastleman dans The Drug of the Nouveau millénaire : The Brain Science Behind Internet Porn Use. Il s’agit d’une hormone qui est libérée chez les hommes tout au long de la journée ; mais lorsque des signaux sexuels sont captés par le cerveau, les testicules augmentent leur production.

C’est pourquoi la castration est utilisée pour supprimer la pulsion sexuelle chez les eunuques et les délinquants sexuels, explique Struthers.

La pornographie (et l’imagination fantaisie mentale qu’elle permet) fabrique un cerveau qui génère constamment de la testostérone et augmente le désir sexuel. Avec ce désir sexuel omniprésent, le cerveau est prêt à interpréter n’importe quel signal (externe ou interne) et augmenter l’importance du  besoin perçu d’une activité sexuelle. Il est intéressant de noter que les hommes ayant un fort sentiment d’engagement envers leur épouse ont tendance à avoir des niveaux de testostérone plus faibles. C’est peut-être une raison pour laquelle ces hommes sont moins susceptibles de commettre l’adultère. 

La testostérone étant lente à se dissiper, les hommes qui regardent régulièrement de la pornographie provoquent leur propre déséquilibre chimique. Ce niveau élevé de testostérone augmente leur conscience sexuelle bien au-delà de la normale. Les objets du quotidien suscitent des fantasmes sexuels et même les femmes habillées modestement sont considérées comme provocantes.

Norepinephrine – hormone de la vigilance

La norépinéphrine est un neurotransmetteur souvent associé au stress et à une situation de combat / fuite, nous aidant à être plus vigilants. Elle agit également comme une hormone pour l’excitation et la mémoire sexuelle, et elle nous aide à graver les expériences émotionnelles dans notre esprit. Qu’il s’agisse d’une merveilleuse expérience sexuelle avec notre épouse ou une image sexuelle provocante, l’information est stockée avec un accès facile à l’aide de la norépinéphrine.

Ocytocine – hormone du lien affectif

L’ocytocine est souvent appelée l’hormone du lien affectif, et elle est libérée en grande quantité lorsque les mères et les pères tiennent leur nouveau-né dans leurs bras. On l’appelle souvent l’hormone du câlin parce que le taux d’ocytocine augmente lorsqu’un couple se blottit, se tient la main ou exprime d’autres formes d’intimité. L’ocytocine est l’une des raisons pour lesquelles un baiser est si puissant.

Elle joue également un rôle important dans l’attachement sexuel au partenaire et déclenche les contractions pendant l’orgasme masculin. Dans ses séminaires, le Dr Todd Bowman du Lifeline Counseling Center encourage les couples mariés à avoir des rapports sexuels en face à face, avec un maximum de contact avec la peau, afin de libérer au maximum cette substance chimique qui crée le lien.

L’ocytocine étant également libérée lors de l’orgasme, elle peut avoir un impact négatif pour l’utilisateur de porno. Au lieu de se lier à un partenaire réel, le cerveau du spectateur de porno se lie à l’image, à la vidéo ou à la situation, surtout lorsque l’activité est renforcée.

Vasopressine – sentiment d’attachement et de liberté

Travaillant de concert avec l’ocytocine, la vasopressine favorise également les sentiments d’attachement et est libérée lentement pendant l’activité sexuelle et au moment de l’orgasme. Comme pour l’ocytocine, la libération de la vasopressine pendant le visionnage de porno et la masturbation contribue à renforcer l’attachement d’une personne à ce comportement.

Opiacés endogènes – soulagement de douleur

L’être humain a été conçu pour vivre une expérience sexuelle extraordinaire. Le corps produit des opiacés naturels où opiacés endogènes qui, pendant l’orgasme, soulagent la douleur et procurent un sentiment de transcendance et d’euphorie. Pensez à l’opium, produit naturellement par le corps.

Sérotonine – calme et bien-être

La sérotonine est libérée après l’orgasme et apporte des sentiments de calme, de bien-être et de satisfaction. Des niveaux élevés de sérotonine diminuent la motivation sexuelle. Ces facteurs expliquent pourquoi les hommes sont souvent accusés d’être d’être prêts à faire une sieste après le sexe. 

Un récapitulatif chimique

Bien sûr, il y a plus en jeu que cette liste neurochimique de base, mais elle fournit un point de départ pour comprendre comment les gens perçoivent les signaux sexuels, permettant à ces signaux d’attirer notre attention, ce qui nous permet d’agir.

Lorsqu’un homme voit sa compagne ou de la pornographie et qu’il est stimulé sexuellement, y compris par l’imagination, son excitation est accrue et ses pensées sont focalisées par la dopamine, la testostérone, et la norépinéphrine. Si le sexe ou l’auto-sexualité est recherché, ces substances chimiques focalisent encore plus l’attention de son cerveau et restreignent ses pensées sur l’expérience sexuelle. Ces substances chimiques et d’autres sont également actives chez les femmes pendant l’excitation ; de plus, les perceptions, les sentiments, les longs souvenirs, et les choix cognitifs jouent un rôle majeur.

Pendant les rapports sexuels ou la masturbation, les gens ont la version sexuelle de la vision en tunnel, car beaucoup de ces produits chimiques initiaux sont combinés avec la libération lente d’ocytocine et de vasopressine. Les inquiétudes et les préoccupations s’évanouissent souvent et l’esprit se concentre sur la détente sexuelle.  Les contractions de l’orgasme sont liées à la libération par le cerveau d’opiacés endogènes. De même, ces opiacés et dopamine désactivent les parties du cerveau responsables de l’anxiété, ajoutant l’euphorie à l’élimination de la peur.

Bien sûr, votre crâne est plus qu’une baignoire chimique. Toutes ces hormones et neurotransmetteurs interagissent en fait avec le cerveau physique et ses connexions neuronales. Le chapitre suivant explorera comment le cerveau forme sa compulsion et sa dépendance à la la pornographie. 

Pour aller plus loin :

 

 


Source : Porn Circuit – Covenant Eyes – traduit de l’anglais au français par Lights in the Dark

MÉTHODES pour combattre le porno
ActusPorno

Comment arrêter de regarder du porno : 10 méthodes !

Top des 10 méthodes infaillibles pour sortir du porno.

« Mais arrête d’en regarder ! » On t’a sans doute déjà dit ça un jour, ou alors c’est peut-être toi qui te le répètes. Comme si c’était simplement une question de décision… Bien sûr, c’est un choix d’arrêter de regarder du porno. Mais ça ne se fait pas en un claquement de doigts et la volonté seule ne suffit pas.

Alors juste pour toi, voici un top 10 des meilleures méthodes pour arrêter d’en regarder. Chacune de ces tactiques est le barreau d’une échelle qui t’aidera à retrouver ta liberté.

Cet article s’adresse tout aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

1. En parler

Ça parait simpliste mais c’est la base. Se libérer de la pornographie ça commence par s’ouvrir sur le sujet, mettre des mots sur ce qu’il se passe, les difficultés, les prises de conscience, les souffrances. En parler permet de mettre de la lumière sur cette habitude qui est trop souvent notre petit secret ténébreux. En le gardant pour toi tu risques de développer des vies parallèles, des habitudes de mensonge : cacher cette partie de ta vie peut devenir une obsession. Bref, parler de ta consommation de pornographie va te libérer et te mettre dans de bonnes dispositions pour arrêter.

2. Installer des bloqueurs

Si tu souhaites mettre toutes les chances de ton côté et réduire radicalement le temps que tu passes devant du porno, je te recommande de mettre en place des bloqueurs sur tous tes accès à internet qu’ils soient sur ton ordinateur personnel, professionnel, ton smartphone, ta tablette… Il existe d’excellents systèmes comme Covenant Eyes ou Cold Turkey. Ces systèmes ne sont pas la solution mais ils t’aideront à te déshabituer et à ne pas céder à la moindre pulsion sexuelle.

3. Cultiver un mode de vie sain

Le porno fait parfois irruption dans nos vies pour une raison toute simple : la biologie. Oui, notre mode de vie a des conséquences directes sur notre consommation de pornographie. Ne t’étonne pas de regarder souvent du porno si tu te couches tard régulièrement, si ton alimentation est désordonnée et si tu ne fais aucun sport. Prendre soin de soi et de son rythme/style de vie est une deuxième pierre à l’édifice de ta liberté. Fixe-toi une routine de sommeil, trouve un sport que tu as du plaisir à pratiquer, mets-toi à la cuisine plutôt que de t’enfiler des burgers. Pour faire simple : reprends le contrôle de ton quotidien. Ces trois ingrédients ont un impact sur ta consommation de pornographie. Ils jouent sur ton état physique, psychique et émotionnelle et te faciliteront la tâche pour mieux maîtriser tes pulsions.

Je suggère pour commencer :

  • Coucher 23h
  • Lever 7h
  • Courir tous les deux jours
  • Ne pas grignoter

Une fois ces nouvelles habitudes en place, les effets des tensions physiques, des frustrations et des échecs seront moins puissants et t’amèneront donc moins facilement vers le porno.

4.Se renseigner

Nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions sur la place du porno dans nos vies. Beaucoup de gens sont passés par là avant toi. Certains ont développé des ressources passionnantes : qu’ils soient chercheurs, experts, témoins, anciens addicts… Internet est aussi un outil vertueux où tu trouveras facilement des contenus qui te donneront les armes intellectuelles et mentales pour faire face à tes pulsions. Quelques petites questions pour commencer tes recherches : sais-tu ce qui se cache derrière ces vidéos ? Quelles sont les ficelles de l’industrie pornographiques ? Comment fonctionne son business model ?  Bref, je te laisse mener ton enquête comme tout bon internaute du XXIème siècle. 

5. Identifier les patterns

Tu as sans doute déjà remarqué que tu regardes du porno à certaines heures de la journée, en certaines occasions, après certains évènements… Tu as peut-être mis en place un rituel codifié avec tes règles et tes habitudes. Chaque consommateur a ses propres patterns. Es-tu conscient de cela ? Parfois les raisons pour lesquelles nous regardons du porno ne sont pas claires. En tout cas, il y a bien des moments où nous sommes plus propices à en regarder que d’autres. Note-les sur un cahier, ton carnet de combat. Chaque jour, fais le point sur ce qui « se passe. » En priorité, note ce qui est observable : les lieux, les heures et le contexte de chacune de tes rechutes. Ensuite, essaye d’analyser ce qui s’est produit : pourquoi est-ce que j’ai eu envie d’en regarder ?

6. Distinguer les idées reçues

Tu te dis peut-être que c’est peine perdue et qu’il n’y a pas de porte de sortie. C’est faux. Ton corps s’est habitué à la pornographie. Il peut tout aussi bien s’en déshabituer. Est-ce que tu crois ce que tu viens de lire ? Il y a au fond de chacun d’entre nous des certitudes à identifier et à déconstruire. L’objectif de cette étape est de changer la vision de ton rapport au porno. Note dans ton carnet toutes ces idées préconçues que tu arrives à identifier. Au besoin, parles-en avec un ami. Cela t’aidera à mettre le doigt dessus. Je te donne quelques exemples :

  • Je n’arriverai jamais à arrêter de regarder le porno parce que je suis trop faible
  • Je regarde du porno de temps en temps parce que ça m’apprend à être plus performant au lit
  • J’ai besoin du porno pour gérer mes pulsions sexuelles
  • J’ai des blessures trop profondes pour pouvoir me passer de pornographie
  • Je n’arriverai jamais à avoir de copines, je suis donc condamné à regarder du porno quand j’ai une pulsion sexuelle
  • Le porno m’aide à gérer des émotions négatives, je ne peux plus m’en passer au risque de faire des crises ou de passer par des moments trop douloureux
  • Les hommes d’aujourd’hui doivent regarder du porno sinon ils ne sont pas virils
  • Je suis sale car je regarde du porno alors que je suis une femme

Il y en a des centaines… A toi d’identifier les tiennes.

7. Identifier les blessures

Tu l’auras compris, il nous arrive de regarder du porno pour des raisons parfois difficiles à expliquer. Tout te réussit, tu es heureux et épanoui et pourtant tu ressens parfois ce besoin irrépressible de regarder du porno. Evidemment, il y a parfois des facteurs simples d’ordre biochimique, par exemple :

« Je vois cette publicité dans la rue, elle éveille en moi une pulsion sexuelle, j’arrive chez moi, j’ouvre mon ordinateur et je me masturbe de manière compulsive. »

 Il s’agit des rechutes les plus faciles à expliquer et à comprendre. Mais il y a également en trame de fond des causes plus profondes souvent liées à notre histoire personnelle et aux premières années de notre vie. Il s’agit de blessures affectives qui nous orientent vers des attitudes de protection face aux souffrances rencontrées à l’époque de la blessure. Il peut s’agir de blessures de rejet, d’abandon, de trahison, d’injustice ou d’humiliation. La grande majorité d’entre nous sont concernés par ces blessures. La pornographie intervient souvent comme un palliatif et une porte de secours lorsque les effets de ces blessures se font ressentir de manière trop pénible. Je te conseille de creuser cette question avec des livres et pourquoi pas un thérapeute. 

8. Consulter un spécialiste

Arrivé à ce stade, il est important de pouvoir s’appuyer sur le regard, l’oreille et la sagesse d’un spécialiste. Tu peux faire beaucoup tout seul et je dirais même qu’il est bon d’expérimenter la solitude dans ce combat pour sortir de la pornographie, de puiser en soi-même le plus de solutions possibles. Ensuite, il est certain que nous ne pouvons pas aller très loin sans un compagnon de route, un confident. Mais cet ami n’a pas le recul nécessaire pour t’aider à passer le cap suivant.

Pour cela, tu vas avoir besoin d’un expert, d’un homme ou d’une femme qui a déjà accompagné des gens vers la liberté vis-à-vis de la pornographie. Il peut s’agir d’un psychologue, d’un sexologue, d’un addictologue, d’un gynécologue, bref, d’un professionnel. Cette personne t’aidera à sortir de tes schémas de pensée, à les mettre à distance, à remettre en cause certaines certitudes, à aborder le sujet autrement, à défaire certains nœuds…

9. Sortir et voir des gens

Pour certaines personnes, la consommation de pornographie peut aller de pair avec une certaine forme d’isolement ou du moins une préférence pour la solitude. Les raisons peuvent être diverses, la honte, la peur du regard des autres, certaines pensées d’autodénigrement, des peurs… Dans tous les cas, je te recommande de faire l’effort d’aller vers les autres et de développer ta vie sociale que ce soit par ton réseau professionnel ou universitaire, le sport et tout type d’activités extra-professionnelles. Si tu n’as pas ce genre de réseaux, à toi de chercher une activité qui te plait et qui te permettra par la même occasion de rencontrer du monde.

L’isolement et la solitude prolongée sont propices aux rechutes. D’une manière générale, dis-toi que tu es plus fort face à tes envies de regarder du porno lorsque tu n’es pas seul. Peut-être qu’il est temps pour toi de te mettre en collocation si tu habites seul…

10. Prendre des douches froides

Voici le joker ultime, ton dernier atout : la douche froide. En cas d’urgence critique, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. La douche froide est semblable à l’arme nucléaire. Tu peux l’utiliser comme un moyen de dissuasion efficace et te fixer comme règle de passer par la case « douche froide » si le reste ne suffit plus. Elle va avoir un effet vasoconstricteur, c’est-à-dire que les réseaux sanguins se contractent au contact du froid afin de préserver la chaleur. Cela va apaiser instantanément les tensions physiques sexuelles et évacuer le stress. C’est ton ultime garde-fou, à toi d’en faire bon usage maintenant…

A la prochaine pour la suite de l’aventure…

Si tu as besoin de parler de ces méthodes, nous sommes-là pour toi via le chat (anonyme et gratuit).

Pour aller plus loin :

mariage et addiction
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Le mariage va-t-il résoudre mon addiction à la pornographie ?

Le mariage est-il compatible avec une addiction à la pornographie ?

Cette question t’est-elle déjà passée par la tête ? 

Tu as une copine (un copain) et c’est sérieux, vous allez vous marier, vous avez tous les deux dit “oui”! C’est pour cette année. Dans ce tableau tout va de paire, les couleurs sont bien choisies, les personnages sont en place, mais tu as un problème avec les zones d’ombres.

Il y a d’abord une question qu’il faut que tu te poses : Veux-tu vraiment sortir de cette addiction ou penses-tu que ce sera un échappatoire ?

En effet, au fond tu peux te dire que la pornographie pourrait être un plus pour ta relation de couple. Dans les moments d’ennui ou de lassitude, tu pourrais regarder des images pour faire passer le temps, trouver du plaisir, mettre de la fantaisie et de l’anti routine dans votre vie sexuelle de couple.

Cependant, je ne pense pas que cela puisse t’aider.  L’addiction à la pornographie est un cadeau de mariage discutable. Et surtout, cela ne risque pas d’améliorer ton addiction mais d’apporter de nouvelles questions au sein de ton couple.

Ton +1 et toi avez sûrement des histoires personnelles différentes qui jouent dans le rapport à la sexualité. La pornographie nous offre une vision de la sexualité qui utilise le corps de l’autre pour notre plaisir et accessoirement pour le sien. 

Quel est le danger de cette addiction ?

Tu as vu énormément d’images, de comportement en visionnant ces films ou en voyant des images. La pornographie a changé tes rapports à la réalité, en te faisant voyager dans un univers qui est illusoire. Cela entraîne de reproduire naturellement des gestes que tu as vu qui ne correspondent pas aux situations du mariage. Ces gestes réalisés par l’influence des images ne seront pas inspirés par le désir de réjouir l’autre. 

Dans le mariage, c’est une tout autre relation qui se joue. C’est un don total pour faire un don. Dans ce langage du corps s’expriment l’amour, la fidélité et l’honnêteté.

Le but de nos unions dans le mariage n’est pas d’abord le plaisir mais une Union intime avec l’autre.

Le meilleur cadeau de mariage que tu pourrais faire à ton +1 et à toi-même, serait de te faire aider. Cette addiction est lourde et vouloir s’en sortir tout seul serait trop complexe. 

 

Comment faire ?

Il faut te faire accompagner par un spécialiste ou demander de l’aide. Cependant, attention à ne pas prendre son/sa conjoint(e) comme thérapeute.

Nous pouvons te proposer de confier cela à Carlo Acutis et te soutenir. N’hésite pas à nous en parler via le chat’ (anonyme et gratuit) :

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Comment sortir de la culpabilité ?

“Je me sens coupable, comment sortir de cette culpabilité ?”

Le fait de s’emprisonner dans la pornographie peut nous conduire à la culpabilité en ce sens que nous sommes partagés entre ce plaisir immédiat et factice que procure le fait de regarder ces images et le sentiment d’une gêne, qu’il y a un ressort qui se casse, quelque chose s’abîme en nous. Nous voudrions nous donner à l’autre en plénitude et en vérité, mais nous préférons par ce biais nous refermer sur nous même, tel Adam qui se cache de Dieu après avoir péché. Face à cela essayons de dégager quelques réactions possibles.

1) Le désespoir

 Il est très facile, chaque fois que nous retombons de se dire que tout est foutu, que nous n’y arriverons jamais. On se laisse aller alors en baissant les bras, on désespère, déprime, voire pire…

2) L’orgueil

Oui, je suis tombé, mais je vais me relever, c’est sûr, car je suis fort, je peux me maîtriser… Vanité des vanités, tout est vanité…

3) L’humilité

C’est la troisième solution et c’est la seule qui peut nous faire sortir de cette culpabilité infernale, reconnaître que par nous-même nous n’y arriverons pas. Elle est source d’une ouverture, à Dieu d’abord pour celui qui croit, reconnaître devant lui que nous sommes faibles et implorer sa miséricorde : c’est le sens de la confession. 

Cette ouverture peut se faire aussi à l’égard d’un tiers en qui nous avons confiance : un ami, un prêtre, un psychologue… Il existe aussi diverses propositions faites par des personnes compétentes. J’en citerai deux :

  • le parcours “libre pour aimer”. C’est un parcours en ligne, initié par des spécialistes et proposé pour vous accompagner pas à pas et vous aider à en sortir.
  • la neuvaine à Carlo Acutis. C’est une proposition de réciter une prière pendant neuf jours en demandant l’intercession d’un jeune italien, mort en odeur de sainteté et qui était un passionné des nouvelles technologies.

Ne nous résignons donc jamais à la défaite, mais prenons les moyens pour avancer en apprenant à nous connaître avec nos limites et en restant dans l’espérance.

Si vous vous demander comment sortir de la culpabilité, venez en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

 

Lire nos autres témoignages :

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Qu’est ce que la chasteté ?

On se demande parfois si “la chasteté” est un terme encore actuel ou si c’est une vertu qui se fait de moins en moins présente.. Il faut encore savoir ce que cela signifie et comment elle peut être belle à vivre.

La chasteté, existe-t-elle encore ?

Si vous demandez aujourd’hui à un jeune qu’est-ce que la vertu de la chasteté, il va vous regarder interdit, presque confondu, en se demandant de quoi vous parlez. Certains répondront que c’est « quelque chose » qui ne se fait plus, qui date du moyen âge. La chasteté serait une pratique qui mortifie, humilie ; une espèce de « castration » de la personne. Cette conviction semble se fortifier quand on regarde la tradition chrétienne où les religieux font « vœux de chasteté » ne se mariant pas et s’enfermant dans un monastère. Aujourd’hui, donc, si on parle de chasteté c’est toujours d’une façon négative ou dépassé.

Privation ou libération ?

Le vrai problème quand on parle de la chasteté, c’est qu’on croit que ceux qui la vivent doivent renoncer au plaisir charnel et, sans savoir le pourquoi, se priver de cette joie humaine. 

En effet, le plaisir n’est pas une chose négative en soi et il n’est pas perçu comme ça par ceux qui l’expérimentent. Les expériences sexuelles, toujours plus précoces et plus diffusées chez les jeunes, témoignent de cette recherche du plaisir sans limite. L’homme serait « libre » s’il peut vivre sa sexualité sans freins et sans fermetures culturelles. Cependant, vivre ainsi ne semble pas rendre l’homme plus libre ; la sexualité livrée à elle-même provoque dépendances, frustration, blessures et un sens de vide dans les cœurs.

Donner, c’est posséder vraiment

La chasteté est un chemin où j’apprends à aimer l’autre. L’égoïsme se base sur la possession qui provoque plaisir à soi-même, l’amour se fonde sur le don de soi qui réjouit le cœur de l’autre. Vivre chastement c’est choisir de respecter l’autre, son existence, son corps, son être et accueillir tout ce qu’il est, dans son mystère profond qui nous dépasse. La vraie joie c’est quand je suis capable de faire sentir à l’autre qu’il est un être spécial et unique ; c’est quand je valorise des gestes comme se tenir la main ou faire une caresse. La banalisation de la sexualité rend arides les relations, les détruit et enlève la beauté d’être ensemble, la confiance et la tendresse.

Objet ou personne ?

La télévision, nous parle d’une violence toujours plus grande envers les femmes. Cela est dû à une réification de la personne, qui donne la perception qu’on peut se servir de l’autre pour en faire ce qu’on veut et comme on veut. L’autre, ainsi, se sent « utilisés », « volés », « violé » dans son corps et dans son être ; même si, à la base, il y avait des sentiments sincères. En effet, ce n’est pas suffisant de ressentir quelque chose pour quelqu’un pour se livrer entièrement à lui-même. 

En amour, pas de stress ou de presse !

Pour éviter de devenir des arides instruments de plaisir, voilà le mot clé : patience ! Je sais que, surtout pour les jeunes, c’est le synonyme de torture, mais l’attente des étapes et des moments de l’amour est essentiel pour qu’une relation sentimentale ou amicale puisse se construire et résister dans le temps. L’amour ne peut pas être vécu immédiatement dans toute sa réalité profonde et intime. Il faut du temps pour connaître l’autre, pour comprendre ses sentiments s’ils sont réels, sa façon de penser, son caractère, ses attentes et ses désirs. Le fruit de l’amour il faut le cueillir quand il est mûr, alors il sera doux et source de bonheur.

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :