Aventure Liberté
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“Aventure liberté”, un parcours de 30 jours à suivre dès le 12 mars !

Une “Aventure Liberté” pour vous aider à comprendre et sortir de votre addiction

Vous vous sentez concernés de près ou de loin par l’addiction à la pornographie ou la masturbation ? Voici un parcours de 30 jours qui commence le 12 mars 2022 !

Chaque jour, vous recevrez :

  • un mail avec un conseil du coach
  • un message d’encouragement
  • une attention particulière à avoir
  • une action concrète à réaliser.

Tanguy LafforgueCe conseil est donné par un professionnel du sujet de l’addiction à la pornographie : Tanguy Lafforgue (lire notre interview).

 

 

 

 

Les personnes qui choisiront de suivre ce parcours sauront qu’un “parrain”* prie pour eux.

Début du parcours : 12 mars 2022

A mi-parcours, il vous sera proposé un Zoom/Youtube avec la mère de Carlo Acutis qui nous parlera de son fils et vous pourrez lui poser vos questions en direct.

Pour vous inscrire au parcours “Aventure liberté” avec SosPorno.net et recevoir un parrain* :

(*) Le parrain recevra uniquement votre prénom. Toutes les autres informations (mail, nom de famille) resteront confidentielles.

Ce parcours est terminé mais si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les prochaines sessions du parcours Aventure Liberté, inscrivez-vous à notre newsletter.
Vous pouvez aussi nous envoyer un message via le live chat’.

 

Comprendre son addiction 

 

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Actus

Le porno déconstruit la sexualité et la vide de l’intérieur

Le porno s’affiche partout. Banalisé, il impose ses stéréotypes sexuels à de jeunes ou moins jeunes. Pourtant, loin de permettre l’accession à une sexualité variée, la pornographie emprisonne l’individu dans des schémas réducteurs, le privant de la richesse de ses fantasmes.

Comme le précise la philosophe Michela Marzano dans son ouvrage Alice au pays du porno, le terme pornographie signifie selon l’étymologie grecque “un écrit concernant les prostitués”. À partir du XVIIIe siècle, ce mot est utilisé pour indiquer les représentations explicites des organes ou des actes sexuels. Cependant la pornographie va bien au-delà de cette représentation car elle présente l’acte sexuel dans son intégralité en effaçant tout ce qui l’entoure. L’acte sexuel n’y est pas représenté comme le fruit d’une rencontre. “La personne est réduite à son corps et son corps est vécu comme un objet sans intentionnalité”, explique la philosophe. “Il n’est plus qu’une chose interchangeable. Au point que ce n’est plus cette personne que l’on désire mais un corps qu’on veut utiliser afin de jouir.” L’acte sexuel se résume à une performance physique. En caricaturant un certain nombre de comportements sexuels, la pornographie frappe le spectateur en créant en lui une impression forte et durable. Nombre d’adolescents reconnaissent être marqués par les images pornographiques. “Il m’est arrivé de regarder des passages d’un film porno”, confie Gaëlle, 16 ans. “J’ai trouvé cela très violent. J’ai été choquée par certaines images qui m’ont poursuivie longtemps.”

Entre séduction et répulsion

“L’adolescent regarde les images pornographiques comme une anticipation de la sexualité génitale à laquelle il est en train d’accéder et il est porté à leur donner une place excessive”, souligne le psychanalyste Gérard Bonnet dans son ouvrage Défi à la pudeur. “On a visionné une cassette juste pour rigoler”, relate Yannick, 17 ans. “On était en groupe et ça nous a excités.” La pornographie crée chez les jeunes une véritable ambivalence. Ils sont à la fois séduits par ces images, car elles leur procurent des sensations fortes, et bouleversés, parce qu’ils reconnaissent que les scénarios sont violents et fondés sur la domination et la possession. Ils se retrouvent alors dans une impasse, ce qui les amène parfois à séparer totalement l’affectif et le sexuel.

Préserver sa sexualité

Malgré les discours de certains libertaires très “tendance”, la pornographie ne permet pas d’accéder à une sexualité libre et épanouissante. Elle risque même d’appauvrir l’imaginaire sexuel du jeune adolescent. Car la pornographie ne donne pas à voir la sexualité dans sa globalité. Comme l’explique Michela Marzano : “En voulant tout montrer, la pornographie ne fait que déconstruire la sexualité en la vidant de l’intérieur.” La sexualité est une énergie au service de la relation. Elle est faite de mystère, de désir, de peurs et d’attentes mais aussi de manque. Elle sollicite notre personne dans sa totalité car elle est union du corps, du cœur et de l’esprit. Elle fait appel à nos cinq sens mais aussi à notre imaginaire peuplé de fantasmes extraordinaires. Sachons donc la préserver et refusons l’envahissement pornographique que la société nous impose.

Et toi, qu’en penses-tu ? T’arrive-t-il de regarder du porno ? Viens en parler avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :


Source :d’après un article d’Il est vivant! paru en février 2007.

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Foire aux questions

Regarder du porno, qu’est-ce que ça fait ?

Regarder du porno, qu’il s’agisse d’images pornographiques ou même de vidéos porno, fausse le regard et rend incapable d’avoir une relation normale avec les hommes ou les femmes. Cela détruit l’amour.

En effet, insidieusement, jour après jour, à force de regarder du porno, nous allons considérer la femme ou l’homme comme un objet de consommation au service de notre plaisir. Au lieu de découvrir notre fiancé(e) ou notre femme (ou notre mari) dans toute la dimension de sa personnalité, avec son corps, son esprit, son cœur, son intelligence, sa sensibilité… nous allons tout ramener à une seule recherche : le plaisir du corps.

Dans nos relations avec des amis ou dans le milieu professionnel, plus on continuer à regarder du porno, plus notre attitude sera focalisée sur le sexe, par notre mémoire “imbibée“ d’images érotiques. Les rapports avec les autres deviendront ambigus.

Dans le couple, la pornographie détruit l’amour. En effet, le véritable amour est don de soi, écoute de l’autre, délicatesse, tendresse, attention à l’autre. Et notre cœur peut devenir aveugle, étouffé par la tristesse et le dégoût qu’engendre l’érotisme.

Nous pouvons nous en rendre compte, Dieu, le Créateur, a inscrit au fond de notre être une aspiration à la pureté. Cette aspiration demeure toujours en nous, même si nous l’avons beaucoup abîmée. Il est possible de retrouver cette pureté, où que nous en soyons. Tout d’abord par le pardon de Dieu. Puis dans la vie de tous les jours, par la garde du cœur : c’est une attitude intérieure qui consiste à écarter simplement, mais fermement tout ce qui peut ternir notre cœur (détourner un regard, couper court à une rêverie, ne pas regarder une revue, une affiche, …). Soyons-en certains. Peu à peu, notre bonne volonté prendra le dessus et nous retrouverons la paix et la joie du cœur.

Témoignage d’Etienne

Claire et moi avons vécu les deux premières années de notre mariage en jeune couple “moderne“ : sorties, amis, vidéos, cinéma… Nous voulions tout voir, tout connaître. C’est ainsi que nous sommes allés voir des films érotiques. Nous riions beaucoup en rentrant de ces séances, masquant ainsi un certain trouble, un certain dégoût. Nous ne voulions pas nous laisser prendre par la culpabilité. En fait, dans nos rencontres sexuelles, ce n’était plus tout à fait Claire que je voyais et inversement. Des images s’imposaient à nous, très insidieusement et, en définitive, nous éloignaient l’un de l’autre. C’est à la suite d’une lourde épreuve familiale que nous avons été conduits à nous poser des questions sur nous-mêmes et sur notre vie. Nous avons réalisé que ces images, conservées dans notre mémoire, étaient en train d’étouffer notre amour. Nous avons décidé de ne plus aller en voir, et d’une façon générale, de ne plus “gober“ tout ce qui se présentait à nous du moment que c’était à la mode ! Cela nous a permis d’avoir une vie plus conforme à ce que nous désirions réellement.

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ (discussion anonyme et bienveillante) :

Lire aussi : Que penser de la masturbation à deux ?

Pour aller plus loin :

 

Source : d’après un article d’Il est vivant!, hors série juillet 2007 “50 questions sur la vie et l’amour”

 

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Foire aux questions

La masturbation rend-elle sourd ?

La masturbation rend-elle sourd ?

Autrefois, on cherchait à effrayer plutôt qu’à expliquer. Par réaction, ceux qui promeuvent aujourd’hui la masturbation cherchent à culpabiliser et ringardiser ceux qui veulent maîtriser leur corps. Coup d’œil sur un terrain… miné.

Impossible de ne pas tomber un jour ou l’autre sur un article visant à évacuer les vieilles peurs sur la masturbation. On vous y expliquera que le plaisir solitaire est la meilleure voie de connaissance de son corps et la meilleure préparation pour des relations sexuelles satisfaisantes et réussies. Elle permettrait même la maturation sexuelle de l’adolescent.

Sous un discours soi-disant professionnel, des arguments moins scientifiques sont utilisés et une nouvelle « morale » est esquissée. Ceux pour qui la masturbation est un repli sur soi qui ne rend pas heureux seraient des névrosés qui ont peur du corps, des rétrogrades qui croient encore que la masturbation est mauvaise pour la santé, des puritains qui voient le mal là où s’épanouit au contraire un plaisir innocent et bienfaisant. Le plaisir n’est-il pas le même, qu’on l’obtienne par soi-même ou par un autre ? La vie n’est-elle pas suffisamment stressante pour qu’on ne puisse pas se détendre grâce à ce plaisir simple ? Quel mal à profiter de ce que la nature, si ce n’est Dieu, nous offre si généreusement ? Quelle est cette morale triste, qui fuit la joie ? Voilà le seul plaisir sexuel sans risques, et l’Église l’interdit. On dirait qu’elle le fait exprès. N’aurait-elle pas une tendance masochiste ?

Sexualité… la vraie ?

Tous ces arguments ont-ils réussi à vous rendre coupables et honteux de vos principes et croyances obscures ? Car ceux-là même qui reprochent à la morale chrétienne (en fait morale naturelle) d’être culpabilisatrice retournent le procédé et insinuent efficacement les sentiments de culpabilité et de peur inverses. Êtes-vous vraiment une personne équilibrée, vous qui contrôlez si durement votre corps ? Êtes-vous normal ? Êtes-vous capable de vivre une sexualité épanouie ?

Vous qui pensez que la sexualité n’est pas une fonction organique comme une autre, vous êtes forcément catholique, car il n’y a plus que l’Église pour encourager une morale sexuelle qui ne soit pas que sanitaire. Vous êtes assez sensés pour penser que, oui, la masturbation rend sourd. Ses promoteurs n’entendent pas la vérité simple que le sexe n’est pas un moyen d’isolement, mais de communion dans l’amour. Et vous êtes clairvoyants pour reconnaître avec humilité que, là où votre corps a eu raison de vous, la miséricorde de Dieu vous sauve de toute culpabilité et de toute peur.

Alors la masturbation rend-elle sourd ? Oui, ses promoteurs !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous par chat’ !

Pour aller plus loin :

 

Source : d’après un article de Sophie Lutz pour Famille chrétienne, en 2013.

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Foire aux questions

La dépendance au porno, signe d’une détresse psychologique ?

La dépendance à la pornographie ou à la masturbation très régulière, même si elle est ignorée par le conjoint, affecte la relation de confiance du couple. Honte, interdiction ou péché, le sujet reste tabou. Comment l’aborder autrement ? Comment en parler, tout simplement ?

Un homme avouait à un ami sa dépendance au porno. Son ami lui répondit sans concession : « Ton combat est essentiellement une question de contrôle. Tu aimes le contrôle que la pornographie te procure. Tu préfères plonger dans cet univers plutôt que de prendre le risque de l’intimité réelle. » Interloqué, l’homme reconnut que c’était vrai : « Je voulais contrôler le moyen de me procurer du plaisir et je ne voulais pas risquer la perspective de ne pas voir mes besoins satisfaits par des personnes réelles. » (1)

Exercer sa sexualité de manière solitaire est très paradoxal. Voire contradictoire dans les termes, si l’on admet que la sexualité est faite pour la relation. Chacun de nous a profondément besoin d’intimité avec l’autre. Être intime avec quelqu’un, c’est vivre une proximité physique, émotionnelle, affective avec cette personne. Nous vivons l’intimité d’abord dans la relation avec nos parents. Quand un manque d’intimité ou une intimité déplacée avec eux, ou avec l’un des deux, a affecté l’enfant, une méfiance naît en lui. Il se durcit pour se convaincre qu’il peut s’en passer. Cela peut faire de lui un adulte « détaché », en difficulté pour vivre l’intimité, incapable d’une conversation impliquant de se livrer. Cet adulte peut être narcissique, incapable de prendre l’autre en compte. Le conjoint d’une telle personne se retrouve évidemment en souffrance.

L’addiction au porno, signe d’une détresse psychologique

La dépendance au porno, comme la dépendance sexuelle, n’est pas d’abord un problème moral, mais un problème d’ordre psychologique, le signe d’une détresse psychologique. Cette personne ne sera pas aidée par des convictions morales pour s’en sortir. Elle aura plutôt besoin de prendre conscience des raisons de son addiction en faisant un travail sur elle-même accompagnée par une personne compétente.

Et Dieu dans tout ça ? Plus intime à moi-même que moi-même. Dieu peut-être source de guérison.

Une thérapie peut aussi prendre conscience des causes de ces habitudes sexuelles inadéquates.

Les pulsions et envies sexuelles restent le signe d’un désir plus grand et plus profond : celui d’être aimé et d’aimer. Etancher ce grand et bon désir par des satisfactions solitaires, c’est se priver de la dimension relationnelle de son désir, c’est se priver d’amour. Sortons-en ! Faisons-nous aider !

Alors, comment s’en sortir ? Parlez-en à votre conjoint et/ou parlez-en avec nous par chat’ !


Pour aller plus loin :

 


D’après un article de Sophie Lutz pour Famille chrétienne, mars 2013.

(1) Vers une sexualité réconciliée, par Andrew Comiskey, Éditions Raphaël.

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Masturbation

Que penser de la masturbation à deux ?

La masturbation à deux, c’est faire jouir notre partenaire sans pénétration. Est-ce c’est bien sain ? Posons-nous la question : que voulons-nous vivre ?

Voulons-nous nous donner, nous recevoir, ou nous prendre, nous capter, posséder l’autre, regarder l’autre jouir ? Voulons-nous nous unir, communier à la joie d’une relation intime ? La maturité sexuelle est un long chemin d’apprentissage qui demande du temps et beaucoup d’attention à l’autre.

Osons le dire franchement : la masturbation à deux est une impasse sur ce chemin, elle mène dans le temps à vivre une sexualité parallèle avec du plaisir certes, de la sensualité certes, mais pas une communion conjugale. On met le pied dans un monde l’on ne se donne pas totalement l’un à l’autre. L’un ou l’autre s’abstient de se donner. Ce n’est pas complet. L’un a du plaisir, pas l’autre (ou beaucoup moins) : le couple n’entre donc pas dans une sexualité conjugale.

Pire : la masturbation à deux peut mener à d’autres dérives dans lesquelles la recherche du plaisir elle même devient une fin en soi, par exemple avec la pornographie ou les sex toys. Rappelons donc que l’orgasme n’est pas une fin en soi, il est le résultat, le fruit d’une union et d’une communion d’amour. S’il est recherché pour lui même, on se coupe de l’amour véritable, durable, total. Rappelons aussi que la communion du couple se manifeste totalement (corps, cœur, esprit) dans l’union conjugale.

Pour faire grandir la communion dans sa vie conjugale, il est nécessaire que chaque geste soit ordonné au don total de soi, sans retard, sans retour et sans restriction (règle des 3 “R”). C’est pourquoi l’on peut dire que le plaisir n’est pas une fin en soi mais qu’il est un cadeau… dans une communion conjugale d’amour. On peut l’accueillir, le vivre et même l’accueillir lorsqu’il est le fruit de la communion parce que le but, l’essentiel c’est la communion de deux êtres qui s’aiment d’un grand amour.

L’un des signes qui tend à prouver qu’on favorise la communion des époux est lorsque la paix est présente entre les époux et non pas l’insatisfaction, l’énervement, etc. Or la masturbation à deux est aussi le signe d’un décalage entre deux êtres, l’un ne sachant peut-être pas attendre l’autre, ce qui peut être synonyme de frustration et de tension. N’entretenons donc pas ce décalage et au contraire retrouvons la pleine harmonie sexuelle et charnelle à travers un don total de soi, dans la pleine communion de deux personnes qui s’aiment !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous par chat’ (anonyme et bienveillant) !

Pour aller plus loin :


Notes

Ce que dit le catéchisme de l’Eglise catholique de la luxure et de la masturbation :

§2351
La luxure est un désir désordonné ou une jouissance déréglée du plaisir vénérien. Le plaisir sexuel est moralement désordonnée, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union.

§2352
Par la masturbation, il faut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. «Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné». «Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité». La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de «la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine» (CDF, décl. «Persona humana» 9).

Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale.

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Foire aux questions

Regarder des photos de femmes en maillot de bain ?



Regarder des photos de femmes en maillot de bain peut avoir des conséquences négatives sur notre façon de voir les femmes. Les images marquent l’esprit et il peut être difficile de s’en débarrasser. 

Mettons que tu rencontres une jolie femme, et que vous devenez les meilleurs amis. Bientôt, vous êtes amoureux, et finalement vous lui demandez de vous épouser. Chouette, elle accepte !

Vous partez tous les deux en lune de miel, et puis, après, tu apprends qu’elle est enceinte de votre premier enfant, une petite fille.

 Quand le bébé arrive, tu es le premier à la voir dans la salle d’accouchement. Tes yeux se remplissent de larmes alors que vous découvrez cette version miniature de votre épouse.

Tu retombes amoureux – d’une certaine façon -, car tu es en admiration devant ce nouveau né que tu as créé à l’aide de votre femme et surtout grâce à Dieu.

Tu l’élèves avec amour, tu lui apprends à faire du vélo, et tu la prends dans tes bras si jamais elle se tombe… C’est ta  princesse, et tu es son roi, et vous le savez tous les deux. Les années passent, et tu commences à construire une famille.

Aujourd’hui, c’est son dix-septième anniversaire et donc elle organise une fête autour de la piscine avec ses amis. Elle sort de la maison en maillot de bain, et ton fils en profite pour la prendre en photo avec son appareil numérique. Comme il la trouve superbe, il publie les photos, et les met même sur Internet.

Bientôt, il y aura des centaines de milliers d’étrangers à travers le monde qui convoiteront ta princesse. Ils admireront son corps, et feront toutes sortes de blagues sur cette jeune fille, et ce qu’ils aimeraient lui faire.

Alors, vous, qu’en penses-tu ?

Serais-tu rassuré s’ils disaient qu’ils «apprécient tout simplement la beauté du corps féminin?»



Imaginez maintenant le cœur de Dieu le Père, qui aime Ses filles infiniment plus que vous ou moi ne pourrions jamais le faire.

Les femmes des revues sont aussi des filles du «Roi du ciel et de la terre», qu’elles s’en rendent compte ou non. Ce qui est triste, c’est que nous, les fils, avons créé un marché en vendant Ses enfants.

C’est pourquoi le Pape Jean-Paul II nous interpelle: «Chaque homme doit regarder en lui-même pour voir si celles qui lui ont été confiées comme sœurs dans l’humanité […] ne sont pas devenues dans leur cœur un objet d’adultère.»(1)

Nous sommes appelés à traiter les femmes avec l’honneur, la pureté et le respect avec lesquels nous souhaiterions que tous les hommes traitent nos propres filles.

Je connaissais «Sports Illustrated» (journal sportif illustré car c’est un américain qui parle) qui circulait au lycée, et toutes les raisons avancées pour prétendre que ce n’était pas si grave d’en admirer les photos. Certes, aucun de ces arguments ne m’a jamais vraiment convaincu, mais pourquoi m’en soucierais-je ? J’ai juste apprécié les corps féminins. Avant que je puisse le réaliser ou l’arrêter, la façon dont je les voyais se modifiait. Mon critère de beauté physique était devenu celui d’une perfection impossible. Alors que l’œil se promène d’une page à l’autre dans le magazine avec convoitise, vos yeux commencent aussi à voyager d’une fille à l’autre dans le centre commercial ou sur le campus.

D’ici peu, vous supposez que se comporter ainsi, qu’être toujours sexy est tout à fait naturel pour des adolescents.

 Ensuite, on croise des filles à l’école ou même à l’église, et sans même s’en rendre compte, on les transforme en objets. Nous commençons à mesurer la valeur d’une femme par l’excitation et le désir qu’elle provoque. Nous devenons de plus en plus superficiels. Et en attendant, nous berçons notre conscience en disant que cela ne nous affectera pas tant que ça plus tard.

Les images marquent l’esprit

Les images du porno marquent les esprits, et je ne sais que trop bien combien de temps il faut pour les effacer.
Mais ce ne sont pas seulement les images qui vous accompagnent. Votre façon vicieuse de voir ne vous quitte plus. Cet éclairage biaisé ne s’éteint pas et vos yeux ne se contentent pas d’une seule fille lorsque vous entamez une relation. Vous les avez éduqués à regarder tout ce qui pourrait les éveiller. Ils sont devenus des gloutons de la luxure.

Maintenant marié, je ressens encore les effets des magazines pornos et des photos de sportives en maillot de bain que j’ai aperçus il y a plus de dix ans. Cela vous entraîne à avoir des yeux infidèles : à porter votre regard sur toutes les femmes attirantes. Je ne parle pas de toutes les convoiter, mais d’avoir tendance à vouloir déshabiller toutes les jolies femmes à moins de cent mètres de vous.

Mais mes yeux, comme mon cœur et mon corps, appartiennent juste à Crystalina (ma femme). Si je sais qu’il y a une créature de rêve qui se promène dans le centre commercial, je devrais me détourner, au lieu de ne pouvoir m’empêcher de lui jeter un coup d’œil. Finalement, ce n’est pas un péché de contempler une belle femme, mais nous devons revenir à la monogamie, car la pornographie nous entraîne à la «polygamie mentale».

“Que votre demeure est belle, Seigneur Dieu puissant”

Que faire-si vous voyez une femme magnifique? Je vous recommande de réciter dans votre cœur les paroles du Psaume 84: « Que votre demeure est belle, Seigneur Dieu puissant. » Parce que chaque personne est un temple du Saint-Esprit, nous pouvons à juste titre remercier Dieu pour la beauté de l’endroit où il habite!
____________________________________________
1. Pape Jean-Paul II, lettre apostolique, Mulieris Dignitatem 14 (Sur la dignité et la vocation des femmes), (Boston: Pauline Books & Media, 1988

Si tu ne sais pas comment faire pour arrêter de regarder des photos de femmes en maillot de bain, si tu te sens impuissant face à cette situation, n’hésite pas à nous en parler via le chat (anonyme et gratuit). Nous sommes-là pour toi !

Pour lire plus :

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La maman de Carlo Acutis vous adresse un message !

Une délégation de notre association Lights in the Dark, qui porte SOSPorno.net, s’est rendue à Assise pour la béatification de Carlo Acutis. Une rencontre était prévue avec sa Maman, mais ce qui n’était pas prévu, c’est qu’elle nous a proposé de vous délivrer un message en vidéo !

 

Le message de la maman de Carlo Acutis

Le problème est que beaucoup de jeunes aujourd’hui visitent des sites pornographiques. Internet peut être très bien mais aussi avoir une mauvaise influence. La pornographie est une chose vraiment mauvaise que l’on retrouve sur Internet. C’est une attaque contre la charité parce qu’elle utilise des êtres humains pour faire des choses qui ne sont pas bien. La pornographie peut créer des problèmes aux jeunes. Des problèmes avec la foi, la charité, mais aussi avec leur affectivité dans le futur. C’est vraiment quelque chose de mauvais.

Carlo avertissait souvent ses amis à ce sujet. Quand il est mort, la cause diocésaine a pris son ordinateur et il n’y avait aucun mauvais site dans tout l’historique de navigation. Carlo était très pur et il aimait particulièrement la pureté, c’était très important pour lui.
La Vierge Marie insiste aussi beaucoup là-dessus. A Fatima, la Vierge Marie a dit que beaucoup d’âmes vont en enfer à cause du péché de la chair. C’est vraiment très dangereux pour notre âme. Alors c’est important, si vous avez des tentations d’aller vous confesser aussitôt et même si vous en avez besoin, vous pouvez aller vous confesser chaque jour. Il est important de se faire aider du ciel, car le démon utilise la pornographie pour ruiner les familles, les jeunes, les personnes. C’est une attaque contre les vertus et notamment la charité, la foi et l’espérance. C’est vraiment un des instruments privilégiés du démon.

La pornographie agit comme une drogue. Plusieurs études montrent qu’elle crée des synapses cérébrales égales à la cocaïne. C’est vraiment incroyable !

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PornoTémoignages

Marie-Madeleine : « le Christ m’a guérie de mon addiction à la pornographie »

Tombée dans l’addiction à la pornographie, Marie-Madeleine en souffre, jusqu’au jour où elle ouvre sa bible et lance un appel à Dieu pour la délivrer. Témoignage.

 

Toute mon enfance j’ai suivi mes parents à la messe, dans leurs activités dans l’Eglise. C’est au lycée, avec des amis dont je connaissais certains depuis le primaire, que j’ai basculé dans la pornographie, d’abord en bandes dessinées, mangas à connotation érotique et pornographique.

Ce dont des amis qui avaient une influence toxique sur moi, je tombais rapidement dans l’alcool avec des soirées très arrosées… Je me suis rendue compte que quelque chose clochait dans ma relation avec mes amis : ils n’acceptaient pas mes convictions, ma foi, toute cette relation que je pouvais avoir avec Dieu.

Ayant arrêté mes études, ça été très difficile pour moi, j’ai beaucoup pleuré, et un jour ma mère me tire de mon lit, me met devant mon coin prière et me dit : « Il faut que tu demandes des choses au Seigneur pour qu’il t’aide et te guide ». Du coup j’ouvre j’ouvre la Bible et je tombe sur la parabole de la vigne véritable (1), dans laquelle le Seigneur dit que tous les sarments qui porte du fruit, Dieu va les émonder, et ceux qui n’en portent pas, il va les arracher et les brûler. Je me suis alors rendue compte que les sarments qui ne portaient pas de fruit était ma relation avec mes amis. Du coup j’ai décidé du jour au lendemain de couper les ponts avec eux. Ça m’a énormément attristée, arrivent mes nouvelles études en œnologie, influencée par cette parabole de la vigne véritable.

Mais je continuais, je n’avais pas arrêté cette mauvaise habitude de pornographie bien que j’avais coupé la relation avec eux. Un jour, je me suis rendue compte que quelque chose ne se passait pas bien, et dans ma prière quotidienne,  j’ai reçu la parabole de la femme adultère. J’ai senti un appel à la confession. Je suis donc allée me confesser. J’ai enfin mis des mots sur ce que je vivais, j’ai senti une délivrance. Mais la délivrance n’était pas totale, il restait toujours quelque chose dans mon cœur.

De rechutes en rechutes, la délivrance au bout du chemin

Il y a eu plusieurs rechutes. Jusqu’à l’année dernière, nouvelle rechute, à Noël, je prends la route pour rentrer de chez mes parents. Sur l’autoroute, je suis projeté plusieurs fois contre la glissière de sécurité, où là je me rends compte de l’état de la voiture, qui est maintenant une épave, je regarde tout ce qui est éparpillé sur la route, je regarde cette glissière, la voiture, la route, et là je me dis « je vais me jeter sous une voiture ». Mais une main se pose sur mon épaule, d’une personne qui s’était arrêtée pour me porter secours, et je ressens vraiment la présence du Christ qui une seconde fois me sauve la vie et m’empêche de passer à l’acte.

« Seigneur, vraiment, viens me guérir du porno ! »

Faire face à la mort m’a ouvert les yeux, et je me suis dit « là c’est plus possible, il faut que je passe à autre chose ». Un jour dans ma prière, je demande au Christ : « Seigneur, vraiment, viens me guérir du porno ! ». Je n’avais jamais osé le faire. Et le lendemain, pendant une prière avec mes colocataires, on pioche une petite parole de Dieu et je tombe sur « je le veux, soit guérie ! ».  Je n’avais jamais osé demandé d’être délivrée de mon addiction à la pornographie, mais depuis ce jour, je suis entièrement guérie. Je ne dis pas que le combat n’est pas présent, il est là, c’est comme une addiction, mais je me bas et depuis ce jour, aucune rechute. Je me suis vraiment rendue compte qu’il fallait oser de demander au Christ, et quand on lui demande, il nous le donne !

Et toi, qu’en penses-tu ? Veux-tu aussi demander à Jésus de te guérir de ton addiction à la pornographie ? Viens en parler avec nous par le chat’ ! (écoute anonyme et bienveillante) :

 

Découvrir aussi ces autres témoignages :

Pour aller plus loin :


Notes :

La Bible, Evangile de Jean, chaptire 15, versets 4 à 6 (Jn 15, 4-6)

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Témoignages

Marcelin : « C’est possible de sortir du porno »

Possible de sortir du porno ? Marcelin*, 27 ans, nous a adressé directement son témoignage. Il est sorti de dix ans d’addiction à la pornographie grâce au parcours Libre pour aimer.

« C’est possible d’en sortir »

Je crois que ce que nous attendons tous, nous les personnes marquées au fer rouge par l’addiction à la pornographie et à la masturbation, c’est que quelqu’un nous dise que c’est possible d’en sortir, et que c’est vrai. Que d’autres l’ont déjà fait et que d’autres encore sont aujourd’hui même en route pour s’extraire de cette torpeur malsaine, comme nous.

Quand nous n’arrivons pas à trouver la force d’en sortir nous-même, nous avons avant tout soif d’espérance, d’un regard sur nous qui ne juge pas et en qui nous pouvons avoir confiance. D’un regard qui y croit pour nous et dans lequel nous pouvons puiser cette première goutte d’espoir. C’est pourquoi il est essentiel de mener ce combat en étant accompagné, et si je voulais qu’il ne reste qu’une chose de ce témoignage, ce serait que vous puissiez croire que c’est possible !

Un jour, n’en pouvant plus de m’enfoncer intérieurement dans cette addiction, j’ai décidé d’utiliser ce même outil qui me détruisait au quotidien – Internet – en y cherchant une solution avec force et rage, suppliant Dieu de m’aider, ne désirant que m’extirper de cette paralysie intérieure. Dix ans, je fêtais mes dix ans d’addiction à la pornographie et à la masturbation, après avoir découvert à l’âge de onze ans que mon propre père était lui-même une victime de ce fléau.

Ce fut un héritage immensément lourd à porter pour l’enfant que j’étais. L’image du père et la cohérence de l’éducation que j’avais reçue s’effondrèrent. Soudain, je n’étais plus enfant. Ce que j’avais vu avait violé mon enfance et détruit ma relation avec mon père, la remplaçant par de l’incompréhension, puis de la violence. Je sais aujourd’hui que ce qui anime ma démarche, c’est d’épargner ce fardeau à mon enfant, de rompre le maillon de la chaine de l’héritage.

Une camisole de force intérieure

Avec le temps, ma dépendance se transforma peu à peu en une seconde peau, m’empêchant d’être moi-même, de naître au monde, d’ouvrir les bras à l’existence. L’addiction à la pornographie était comme une camisole de force intérieure. Tout mon être était tourné vers une boule en moi-même que je haïssais, qui me dominait, mais dans laquelle je me réfugiais. Tout le mouvement de mon corps et de mon esprit se tournait au dedans, tel un fœtus apeuré, incapable de vivre dans notre monde. Ce fut cela pendant des années. L’addiction était une prison dans laquelle je fuyais et me réfugiais, dans laquelle je me fuyais moi-même et fuyais le monde. C’était un auto-enfermement, j’étais mon propre geôlier, prisonnier et malheureux.

Vraiment, après dix ans, je n’en pouvais plus. Ma peau comme prison, esclave d’une force en moi-même bien plus forte que moi. Ce jour-là, en cherchant, je suis tombé sur plusieurs sites et plusieurs ouvrages que j’ai rapidement achetés et consultés. J’étais prêt à tout. Tout valait mieux que de continuer comme ça. C’est cet élan qui m’a sauvé en réalité. Ce n’était pas un élan de volonté au sens où je promettais à tous les dieux et à moi-même une fois de plus de ne plus jamais aller sur des sites pornographiques. Ça ne marchait jamais et j’en sortais déçu et dégouté de moi-même. Non, c’était différent. C’était la volonté d’en sortir coûte que coûte, de prendre d’autres armes, d’autres moyen que la confrontation directe qui ne faisait que me décevoir et me rabaisser.

Je peux dire que ma vie a changé en décidant d’ouvrir le livre Sortir de la pornographie aux Éditions de l’Emmanuel et de vivre sur la période de Carême le parcours « Libre pour Aimer ».

Un filet de lumière

Pour moi, c’était la première fois qu’une porte apparaissait devant moi, laissant entrevoir en son entournure un filet de lumière porteur d’espérance. Pour la première fois, je me suis mis à y croire, après dix ans de pratiques masturbatoires, de relations sexuelles plus ou moins équilibrées et d’addiction à la pornographie. Je sais que, le dernier jour, au soir de Pâques, quand j’ai brûlé dans mon petit jardin la lettre que j’avais écrite et qui comportait le récit confessé de ces années d’aliénation, je sentais que la suite n’allait plus être pareille.

Le poids n’était plus le même. Un goût de liberté me fit sourire, je ressentais au cœur une joie vraie et authentique. Ce fut là mon erreur que de penser que le dernier jour, la dernière page du parcours tournée étaient en réalité la fin du chemin. J’ai toujours aimé l’efficacité, les cases cochées, les listes rayées, les points finals… J’aime finir une étape, ne plus y penser et en commencer une nouvelle. En réalité, après avoir tourné la dernière page du livre, il y avait toutes les pages blanches de ma vie qui se présentaient à moi ; et si le parcours m’avait guidé et soutenu quelques temps, c’était à moi de prendre le relais, comme une invitation de passer de l’enfance à l’âge adulte. Ce parcours n’était pas une case à cocher. C’était le bâton que m’offrait Dieu pour poursuivre la route. C’était le premier (grand) pas sur le chemin, ouvrant sur les pages blanches de nos vies à écrire. C’était le nouveau parcours qui s’ouvrait à moi, c’était le parcours d’une vie. Mon erreur était de croire que je n’aurais plus besoin de bâton.

« Prends ton brancard et marche. »

– Jésus, Evangile de Marc, chapitre 2, versets 1 à 12

Mais Jacob à la hanche blessée par le combat avec l’ange dans l’Ancien Testament (1) boitera sans doute le restant de sa vie. Et Jésus au paralytique lui dit bien : « Prends ton brancard et marche. » (2). Moi je devais comprendre humblement que cette blessure, même si elle était guérie, m’accompagnerait avec le bâton de marche. Les dures soirées d’hivers solitaires où elle me brûlerait à nouveau, j’aurai ce bâton qui sera aussi ma mémoire.

J’ai fait un parcours exemplaire. Je l’ai fait assidûment, presque orgueilleusement, me sentant fort, en brave combattant vainqueur bataille après bataille de cet ennemi en moi qui m’avait asservi toutes ces années. J’achetais toutes les références bibliographiques, les lisais, prenant des notes, prévoyant des retraites spirituelles… Le dernier jour du Carême passé, je rangeais mon épée, me croyant libéré de mon ennemi définitivement vaincu. Je ne le voyais plus, j’étais sorti de la pornographie, c’est alors que je ne me méfiais plus. Les mois ont passé et, ma garde baissée, j’ai perdu une bataille, puis deux, puis trois… Ce que l’on appelle des « chutes », des genoux à terre. Et comme nous sommes des êtres terriblement intelligents, nous cherchons les moyens de déguiser le nouveau virage que nous prenons pour ne pas voir que, finalement, nous ne sommes pas encore libres et que la liberté face aux addictions n’est pas quelque chose qui est gagné en une seule bataille. Ce n’est pas une case qui se coche, il faut en faire le deuil.

La bataille pour la liberté c’est chaque jour, je dirais presque chaque regard. Et, finalement, la gloire baignée d’orgueil s’est petit à petit transformée en humilité et en miséricorde envers moi-même, de reconnaître que je n’étais « que » humain et donc pauvre.

Trois conseils pour y arriver

Alors le premier conseil que je me permets de vous donner à l’occasion de ce témoignage, ce serait de rester prudent et de ne pas oublier qu’il n’y a pas de dernières pages au parcours. Ne partons pas sans bâton, même si nous pensons en avoir la force. Notre première force sera l’humilité.

Mon deuxième conseil que j’ai moi-même bien du mal à appliquer parfois, c’est de diminuer sa confiance en nos propres forces pour augmenter notre foi en la grâce et les fruits de notre relation à Dieu à travers la prière. C’est de changer de logique : passer de la force à l’abandon et à la tendresse, du besoin de maitrise à l’acceptation que le temps est un allié et qu’il faut travailler avec. C’est de passer d’une posture inhibée et repliée à un déploiement du regard sur le monde. Il n’est plus question d’efficacité mais de chemin. Mais je vois, et ma vie en témoigne, qu’a posteriori les fruits sont plus grands que ceux que j’ai pu récolter par mes propres forces.

Mon troisième conseil serait de ne pas oublier qu’après avoir tout fait, il s’agit de ne pas oublier le but ultime qui est d’aimer avec toutes les déclinaisons que cela peut comporter. De ne pas oublier le titre du parcours… Je m’étais tellement concentré sur cette addiction que j’en oubliais la cause : la liberté pour aimer. Vouloir être le plus pur possible mais le cœur sec d’amour en oubliant de vivre, de travailler, de cultiver nos talents et leur mise au service, d’aimer une femme « comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle » (2), et de mettre notre force dans la venue du Royaume de Dieu. Pour finir, j’ai le sentiment que nous avons à redécouvrir le sens des rituels. Le parcours en propose un certain nombre. Je crois que c’est une bonne chose de faire des pas qui s’inscrivent dans le concret qui balisent le chemin au fil du temps et à travers la réalité. Ils donnent la sensation d’avancer, et donc la force de continuer. Des rituels de passage, des petits rituels réguliers qui nous aident et nous font du bien. Ils sont autant de petits pas sur le chemin, de lumières éclairant la route déjà parcourue.

Possible d’en sortir… avec d’autres !

Alors je vous assure, je vous écris ce que j’ai toujours rêvé de lire, oui, c’est possible d’en sortir, oui. Oui c’est possible d’avancer, de changer les choses, d’évoluer. Oui, c’est possible de sortir de la pornographie, la question est : le voulons-nous vraiment ? Que désirons-nous ardemment au fond de nous pour notre vie ? Comment voulons-nous aimer l’être aimé ? Quels moyens sommes-nous prêts à mettre en œuvre ? Sommes-nous aujourd’hui prêts à faire un premier pas, même petit, minuscule à la hauteur de ce que nous pouvons ? Être en chemin c’est déjà en être sorti dans un recoin de notre âme.

Nous ne sommes pas des êtres parfaits, mais il y a trois petites choses qui font la différence : nous ne sommes plus seuls, nous sommes en chemin, et nous croyons en l’espérance que les choses peuvent changer. C’est ce chemin qui construit qui nous sommes, et c’est un chemin à reprendre tous les jours. La garde se doit de rester levée car sur ce monde l’ennemi est proche et notre hanche boitera toujours. C’est le constat que je fais deux ans après avoir vécu ce parcours. Nous serons toujours marqués, mais non plus terrassés. Alors fort de ce qui se vit dans ce parcours, je ne peux que vous souhaiter la bienvenue sur le chemin escarpé de ceux qui veulent être libre pour aimer !

Et toi, qu’en penses-tu ? Crois-tu qu’il est possible de sortir du prono ? Aimerais-tu aussi être délivré de cette addiction ? Viens en discuter avec nous par le live chat’ (écoute anonyme et gratuite) !

Pour aller plus loin :

A propos du parcours Libre pour aimer :


* Le prénom a été changé.

(1) La Bible, Livre de la Genèse, Gn chap. 32, versets 25-29.

(2) La Bible, Lettre de Saint Paul aux Ephésiens, Eph 5, 25